philo quand tu nous tiens...
Après avoir rédigé neuf pages de dissertation de philo jusqu'à très tard dans la nuit et après avoir eu deux heures de cours de philo aujourd'hui, je dois bien avouer que je suis légèrement atteinte au niveau cérébral...
Mon inspiration étant libre de me réduire en esclavage quand ça lui chante, elle se dépêcha de le faire en ce début d'après-midi...
Voici le résultat...
Rien, je ne suis plus rien…
J’ai tout perdu, je ne suis plus rien ; plus de personnes autour de moi ; rien que moi qui ne suis plus rien.
Comme les autres j’agis, comme les autres je suis, je ne suis plus rien pour moi qui ne suis déjà plus rien.
Je ne suis plus sûr de rien, puisque j’ai tout perdu et que je ne suis plus rien.
Envolée la confiance en moi de moi-même, en rien que moi, puisque j’agis comme les autres et que comme les autres je suis, comme ceux qui agissent déjà comme les autres et qui ne sont plus rien pour eux puisqu’ils sont pour moi et que je ne suis plus rien.
Reste seul moi avec moi-même, reste seul le néant solitaire qui rempli ma confiance en moi-même qui n’est plus rien puisqu’elle m’appartient et que je ne suis plus.
Plus rien n’appartient à plus rien puisque je ne suis plus rien et qu’il n’y a plus personne autour de moi.
Pourtant, moi qui parle est. J’existe dans le rien plus qui m’entoure. Le monde est peuplé de moi avec moi-même.
Finalement, j’ai tout perdu et tout retrouver. Mais j’aurais tout de même aimé m’épargner ceux qui agissent comme les autres et comme les autres sont…
Résultat, je n’en suis plus rien, je crois même que je me suis égarée…
A méditer…



