1. Spleen, quand tu nous tiens...

    Pendant deux semaines j'ai étudié les poèmes "Spleen" de Baudelaire en cours de français, donc forcément, deux jours de déprime toute spleenienne (ça se dit?) après, comme notre ami Baudelaire écrit en alexandrins, et bien je mis suis mise également, et voici le résultat. Ca n'a pas vraiment de titre, ce n'est pas vraiment officiel, c'est juste un gros coup de déprime mis en vers.

    Ce sont mes premiers alexandrins! ^^

     

     

    Tout ne fait que se succéder en mon esprit ;

    Fleurs, parfums, sabliers m’évoquant le passé

    Me retiennent sans que je ne puisse m’avancer.

     

    Belle devant un miroir, je ne vois que la nuit

    Pourtant. Le passé est emplit de douces chaleurs,

    Elles m’enlacent, se déchirent, lasses, puis se meurent.

     

     

     

    Ecrire encore, toujours, c’est ma vie. L’amour

    M’a à peine de son doigt effleurer que j’en ai

    L’âme émoustillée, enchantée, le souffle court.

    Les aléas du temps me reprennent à jamais,

    Je n’ai ma voie au chapitre, déjà il fane.

    Rouge hurlant, bleu criard, mon esprit, taraudent,

    La faute à qui ? — à mon esprit qui enrubanne

    Jugements, amours et trahisons en maraude.

     

     

    Le montage est de moi également.

    Si vous voulez des détails quant aux images que j'utilise pour mes montages, veuillez me contacter svp.

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  2. Conjectures...

    Je sort du théâtre, je suis allée voir Willy Protagoras. Pièce que je recommande à tous. La mise en scène à laquelle j'ai assisté était superbe, et la performance des acteurs était remarquable. Aussi, comme tout ce qui me touche, m'inspire, en voici la conséquence...

     

     

    Ne m’enviez pas, je ne suis pas enviable car je suis moi. Ne me regardez pas, je suis présentable juste ce qu’il faut pour me cacher. Ne riez pas de mes faiblesses, vous êtes aussi faibles que moi. Ne m’aimez pas, je ne suis pas aimable car j’aime la vanité… Que vous êtes futiles à écouter mes déambulations évanescentes, vous m’écoeurez, réellement, je vous rassure.

    Je vous rebute, je le sais…

    Mais ne me haïssez pas pour autant, je ne suis pas haïssable, je ne suis pas aimable, je ne suis car je suis moi.

    Moi tout court.

    Moi uniquement.

    Alors que les sentiments m’abandonnent, ne me faites pas devenir garant des vôtres, je les brûlerai dans l’huile rouge de mes larmes… Liquide visqueux et infâme qui fuit au travers de mon âme, toi que je cache même si je n’en ai pas honte, car j’en ai honte pour les autres qui se tourneraient indubitablement vers moi. Tournez mes paires, tournez autour du pot, autour de la table, autour des mots, autour des vérités, autour de la vie si ça vous chante même, cependant, ne tournez pas autour de moi, telle cette folle farandole souffreteuse d’affabulateurs démons en tous genres autour d’un feu sabbatique…

    Mais voilà que je me tourne autour, que ça me tourne autour, que ça me guète, que ça m’épie… Tout m’assaille et de toutes parts. Enviez moi, regardez moi, aimez moi et par-dessus tout, écoutez moi que je vous haïsse.

    Ne me touchez pas, je vous méprise…

    Je suis bien seule maintenant…

    Et pourtant, au combien j’aimerai avoir ces bras qui m’enlacent, qui me rassure, qui me protège. Au combien c’est facile d’en obtenir…

    Mentir.

    Trahir.

    Tromper.

    Camoufler.

    Détruire… Se détruire…

    Haïssez moi car je suis haïssable, aimez moi car je suis méprisable.

    Je ne le suis plus aujourd’hui, mais je suis seule, un peu trop peut-être par moments, qu’en sais-je…

    Ne m’enviez pas, je ne suis pas enviable car je suis moi. Ne me regardez pas, je suis présentable juste ce qu’il faut pour me cacher. Ne m’aimez pas, je vous déteste.

    Je vous déteste tant…

    Mais maintenant, m’écouterez vous seulement… M’écoutez-vous seulement, lorsque que je confie à ma feuille de papier tout ceci, tous ces mots, toutes ces phrases, tous ces excédents de tiroirs qui débordent au nulle part, au tout, au rien, à ça, à moi, à vous? …

      

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  3. Le sommeil...

     

     

     

       J’avance dans une forêt de soie, tous ces tissus me caresse la peau, ma peau nue sous se fin voile de coton qui m’enlace. Le vent se lève, les voiles de soie si délicates, si douces… ondulent, j’ondule, le coton de mes habits se mue en plumes… Je sens mes cheveux baignant dans cette brise, ils dansent… je danse, je tourbillonne parmi ses multiples foulards emportés par le vent… Je respire cet air, il me chatouille les poumons, je souris, je ris… Ca me sourit… La soie s’enroule autour de mes bras, descend le long de mon buste… de mon ventre… me couvre les jambes, les plumes se muent en ailes et me couvrent les bras. Que de blancheur… Que de volupté… Je me laisse emporté loin de l’herbe duveteuse que foulaient mes pieds… Les voiles m’emportent au loin… Ca m’emporte au loin… Je me sens bien, la brise est légère, je survole l’océan de ma vie, je vois les cotonneux amas de duvets qui ne demandent qu’à m’accueillir, je sens le vent, je sens la soie, les plumes… Je repose dans la brise, ne cessant de danser parmi les courants…

        J’entends une douce berceuse qui m’accompagne tandis que mes yeux doucement se ferment… Je sens que lentement je m’y abandonne… Ca m’enlace… Je sens d’autres voiles qui me couvrent, me protègent, me réchauffent… et toujours cette berceuse qui s’éteint, petit à petit, qui se meut  en silence… Je… dors ?

     

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  4. Le Porteur de Tulipes

        Il n'avait plus sa place dans ma tête, aussi le voilà. Ce n'est que la fin, j'avais le début dans la tête mais pas de mots à coller dessus pour l'encercler et l'écrire. Elle viendra sûrement plus tard, je ne m'en fais pas pour ça...

     

    Pour se faire pardonner, il se rendit chez le fleuriste pour acheter un bouquet de tulipes violettes, sa couleur préférée. Il voulait vraiment que tout aille bien entre eux, il voulait se réconcilier avec elle, faire la paix. Elle avait accepté de le voir, dix minutes seulement lui avait-elle dit. Il n’en espérait pas tant. Il regarda sa montre : il allait être en retard ! Il se mit à courir sur le trottoir.

    « Attention ! »

    Des coups de klaxon résonnèrent, des pneus de voiture crissèrent, des passants hurlèrent, une femme, même, s’évanouie. Il heurta de plein fouet le pare-brise d’une voiture, une petite Renault rouge, la personne qui la conduisait, semblait être dans les nuages et n’avait pas vu le jeune homme qui traversait, un bouquet de tulipes à la main. Lentement il retomba, roulant sur le pare-choc, tombant par terre ; les tulipes étaient abîmées ; et il ne bougeait pas, il ne bougeait plus. Quelques personnes s’approchèrent en courant du corps inanimé du porteur de tulipes ; le conducteur était en état de choc, serrant son volant à s’en faire mal aux mains, pleurant silencieusement.

     

    « Monsieur ! Vous m’entendez !?

     

        Il ne bouge plus.

     

        Monsieur ! Monsieur ! - Madame, s’il vous plait, prenez son bouquet de fleurs. Monsieur !

     

        Qu’ai-je fait ? Mon dieu ! Il est mort ? Jamais je ne pourrai me le pardonner.

     

        Monsieur ! Par pitié !

     

        Les pompiers arrivent !

     

        Monsieur… Miracle, il respire !

     

        Qu’ai-je fait ? Mais qu’ai-je fait ? Il est… Il est… Qu’est ce que j’ai fait ? Pourquoi… je… pourquoi ? Je… je voulais pas. Il est… Il est… »

     

         Les pompiers arrivèrent toutes sirènes hurlantes, prestement ils firent la circulation, posant des panneaux mobiles, aidés par quelques passants. Ils s’occupèrent de l’homme aux tulipes, lui passant une minerve beige, puis le sanglant à une civière gonflable orange fluo avant de l’emmener dans leur fourgon rouge et orange. Les sirènes s’étaient tues, mais pourtant il y avait toujours autant de bruit ; des klaxons d’automobilistes bornés, enfermé dans leur monde, l’autocar aveugle roulant à trente centimètres du fourgon de pompier, et toujours ce bruit lancinant, et ces paroles sans sens précis, et toujours ces passants curieux, pauvres badauds égarés.

     

    « Dis maman, il est mort le monsieur ?

     

        Mais non ma chérie !

     

    — Je l’ai tué, il est… il est… Je-ne-vou-lais-pas, je-ne-vou-lais-pas, je-vou-ais-pas… J’étais juste en retard, je voulais pas. JE VOULAIS PAS !! Vous m’entendez ??? JE-NE-VOULAIS-PAS !! »

    L’automobiliste était sortit de sa Renault et agrippait maintenant un pompier par le col de sa veste à bandes grise réfléchissantes. La police arriva quelques temps après, voyant que le conducteur était en état de choc, ils le prirent dans leur voiture pour l’emmener à l’hôpital, consulter un psychologue.

    L’homme aux tulipes n’était pas mort. Il a subit une lourde opération tout le reste de la journée et une bonne partie de la nuit. Les médecins le conduisirent en salle de réveil, puis dans une chambre à part.

    Une panne de climatiseur avait obligé le personnel soignant à ouvrir les fenêtres, aussi, tard dans la nuit, les rideaux de la chambre du porteur de tulipes flottaient, puis une bourrasque de vent frais entra dans la pièce silencieuse seulement troublée par les petits clicotis des appareils, dans un claquement sonore ressemblant à celui d’une veste qu’on enlève rapidement. Il ouvrit les yeux : une ombre semblait se tapir près de la fenêtre.

     

    « Ah c’est toi ! Tu as pu venir finalement.

       

     

        Désolé, je suis vraiment en retard cette fois. Je crois que ça va être la dernière fois de toute façon, je m’en vais, je le sens…

     

       

     

        Mais avant, je voudrais te dire quelque chose. Ca fait longtemps que je voulais te le dire, mais je n’en avais pas le courage, pas le cran, de te le dire avec les bons mots. Je tenais à te présenter des excuses pour se que je t’ai dit et la façon dont s’est transformée les liens qu’on avait…

     

       

     

        Ce n’est pas entièrement de ma faute, je le sais bien. Je sais que tu as aussi une part de responsabilité. Tu n’aurais pas du me laisser dégénérer comme ça. Mais tu ne devais probablement pas savoir… Je n’en sais rien. Je crois qu’on se doit tout les deux des excuses pour repartir du bon pied dans l’avenir. Avenir que je ne semble pas avoir maintenant.

     

       

     

        Non je n’ai pas peur. Je sais que je serai toujours là, j’aurai simplement changé, découvert une autre façon d’être moi… J’espère que nous nous reparlerons, dans cet autre endroit où je m’aventure, je le sens.

     

       

     

        Je crois que c’est fini. La fin. La fin de cette période. Un tournant. La fin. Qu’est ce que la fin, n’est-ce pas ?

     

       

     

        Laisse moi donc partir et revenir, je te dirai si je l’ai vu… Je te dirai…

     

       

     

        Dans un claquement de rideau, dans un rayon de lune changeant, l’ombre fut plus distincte. Ce n’était que celle du lit, ce terrible lit blanc hôpital, blanc trop propre, blanc mort, blanc. Et sur la table de chevet, on pouvait distinguer en contre jour, un bouquet de tulipes aux reflets violets à travers des rayons de lune…

     

     


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  5. Article de soutient après la lecture de l'article de Thaïs "Quand les bonnes Fées, parfois, nous oublient..."

      

     

       

        Je n'aime pas me positionner contre des actes, je préfère m'engager des causes qui en valent la peine à mes yeux. Je préfère apporter de la féerie que de dénoncer des pratiques criminelles. Mais j'y suis forcée.

        J'aurais pu écrire une ode à l'optimisme ou à la beauté du genre humain, j'en peindrai ici pourtant la cruauté injustifiée.

        J'ose cette fois me faire juge de mes semblables. J'ai constaté hier, je constate aujourd'hui et je constaterai encore demain, la déchéance de certains de mes paires. Aujourd'hui j'élève une voix protestataire, aujourd'hui je prends parti.

    "N'avez vous donc ni conscience ni respect de votre prochain?"

        J'aimerais que cela cesse, que ces actes cessent. Non. Je m'engage plus encore en déclarant tout haut : " Il faut que cela cesse!"

        Ces actes n'aident personne bien au contraire : ils avilissent les investigateurs et punissent injustement ceux qui en sont victimes, car ils ne sont que des engrenages d'un cercle vicieux plus important encore.

        J'ose espérer que ceux qui liront ces phrases sont des convaincus. Dans le cas contraire, vous savez désormais ce que je pense de tous ces actes préjudiciables. 

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  6. Sapere Aude

     

     

        Que fais-tu ?

     

        Je réfléchissais…

     

        Encore une prise de conscience ?

     

        Je dirais que c’est plutôt une réflexion. J’ai réfléchit.

     

        Au pourquoi tu laissais certains de tes textes inachevés, n’est ce pas ? Ca t’intrigue le fait que jamais tu n’ais pu en finir aucun…

     

        Oui, assez, je dois l’avouer…

     

        Et comme ça tu aurais trouvé la réponse ?

     

        Je ne dis pas que j’ai la réponse… Disons que j’en ai un élément…

     

        Je serais curieuse de le connaître !

     

       

     

        Eh bien ? Tu ne veux pas le dire ?

     

        Tu le sais déjà de toute façon…

     

        Peut-être… Mais il faut le formuler, il faut prononcer les mots. Comme ça ils comprendront, tu comprendras…

     

        Mais tout de même, je l’ai cherché, je lui ai couru après, je l’ai attrapé, décortiqué, et puis elle c’est imposée à mes yeux : j’ai peur de la fin.

     

        De la fin ? Mais chaque début est une fin et…

     

        Oh ! Arrête avec tes phrases préfabriquées ! Ce que j’entendais par là c’est juste que j’ai peur de ce qu’il y a après la fin… Quand on écrit, quand on est en train de le faire, ce n’est jamais fixé, jamais fini, on peut toujours en modifier le contenu. Alors qu’après l’avoir fini, après le point final… C’est différent… C’est fini, justement. On est arrivé au bout. On peut toujours en écrire la suite, mais ce n’est pas pareil…

     

        Je comprends… Mais finir quelque chose, c’est aussi la concrétiser. Pouvoir se dire « j’ai fini, maintenant je passe à autre chose.», c’est important aussi.

     

        Si je fini, c’est comme si je laissais un petit bout de moi-même dans des feuilles de papier.

     

        Mais c’est ce que fait chaque artiste. C’est ce que tu fais toi, quand tu dessines, quand tu écris. C’est parce que tu veux laisser ce petit bout, pour ne pas l’oublier que tu le couches sur du papier. Aurais-tu oublié ?

     

        Non, bien sur… Comment le pourrais-je ? Mais je veux changer. Coucher mes émotions sur du papier, c’est important pour moi. Je me sentirais nue sans pouvoir écrire. Mais le fait est que j’ai peur de m’engager dans une voie définitive, une voie finie, sans retour possible. Je remets toujours ce choix à demain, je remets toujours la fin à plus tard. « Oui, je m’en occuperai plus tard ». Mais un jour…

     

        Oui, un jour, il te faudra choisir, je le sais… Tu as quand même fini des peintures, des dessins, c’est déjà un début.

     

        Oui, un petit début.

     

        Ne crois-tu pas que c’est le moment ?

     

        De quoi ? De…

     

        Oui, de finir pour pouvoir savoir. Concrétise toi. Ose savoir…

     

     

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  7. Poème?

     Je viens de retrouver ça par hasard dans les documents de mon ordinateur, je ne me souvenais pas que je l'avais écrit... Je n'ai absolument pas d'idées sur les raisons qui m'ont poussées à écrire ce texte...

     

     

    Ode à la vie

     

    La nature nous a donné la vie

    Et je l’en remercie.

     

    Grâce à elle nous pouvons rire

    Sous cape et se moquer

    Des autres petits écervelés

    Qui ne font que souffrir.

     

    O toi, splendeur superbe,

    Douloureuse et injuste,

    Je te ressens en mon torse imberbe.

    Mais qu’ai-je bien pu te faire au juste ?

     

    La vie est emplie de doutes,

    Pas autant que moi.

    C’est une constante joute,

    De critiques épargne toi.

     

    Je n’ai plus de cœur,

    Plus d’armatures.

    Je n’ai plus de cœur

    Tu l’as jeté en pâture

    A des bêtes affamées

    Qu’étaient ces enfoirés !

     

    Cette ode est aussi celle de la joie,

    Regarde les tous autour de toi :

    Ils ne font que sourire ces idiots,

    Même s’ils ne comprennent mot.

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