De l'esprit
Quelques souvenirs jetés sur du papier. Je sais qu'il ne partiront pas, qu'ils sont là. Mais je voulais les sortir de ma tête pour pouvoir les regarder, me comprendre. Qu'ils ne me sautent plus au visage quand je n'en ai pas l'envie. Qu'ils restent à leur place. Je sais que sur du papier ils y resteront, ils se laisseront voir avant de replonger avec les autres, quelque part entre ma conscience, mes yeux et ma mémoire...
J’ai toujours eu la phobie du blanc, cette peur qui vous envahie quand cette odeur de propre vous monte aux narines. Combien de fois me suis-je empêché de respirer en entrant dans les hôpitaux… Certainement une fois de trop : j’ai fini au cimetière, regardant ce cercueil descendre difficilement à la force de quatre personne dans un trou que j’imaginais sans fond. Certainement une fois de trop pour ne pas regarder la dépouille de mon grand père avant que la grande voiture noire ne l’emmène pour l’enterrer au Maroc. Certainement une fois de trop pour l’avoir cette odeur, qui me poursuit et me hante parfois.
Combien de fois me suis-je bouchée les oreilles pour ne plus entendre au loin la sirène des pompiers ? Une fois de trop pour m’en souvenir, pour l’entendre, encore et encore. Combien de fois ai-je vu mes amis pleurer, et les klaxons hurler pour quelqu’un que nous ne connaissions pas ? Une seule fois, pourtant je vois toujours se fourgon de pompier, et ces gens passer, sans un regard, sans une larme, moi qui en ai tant pleurer des heures après, des jours après. Il parait que c’est un traumatisme, moi j’appellerais plutôt ça une leçon de vie. Cruelle tout de même…
“I look at this photograph,
Every time I do it make my laugh,
Every time I do it make me…” Photograph - Nickelback




Araborgne : De l'esprit ? non...Du coeur
07/03/2007, at 23:57 [ Répondre ]
Leçon de vie ou dure réalité ? j'opterais pour cruelle réalité. Cependant tout n'est pas noir au contraire, comme certaine personne aiment à penser.Ecrire. écrire pour s'exorciser, pour mettre un mot sur un mal, voila une démarche positive, que tu nous narre si bien ; ce qui est peu aisé.
sous le petit coin de parapluie se cache parfois d'autre choses.*sourit amicalement et s'allume un cigare*Si la pluie s'estompe et que tu te demande "Where is my umbrela ?", passe donc voir le rôdeur, ou l'on aime écouter des brides de vies.
( ps: mon bapteme du commentaire)