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En réaction aux commentaires laissés sur mon écrit "un petit coin de parapluie"
[ môa ça rime avec crôa ] 15 Août, 2008 22:03 - (53 lectures)
Tout d'abord, merci de m'avoir lu comme d'habitude ça me fait chaud au coeur de savoir que j'ai des lecteurs qui prennent du temps pour partager des émotions avec moi.
Ca doit vous paraitre étrange de répondre à des commentaires sur son blog même s'il reste arcanien, mais j'ai mes raisons à cela.
J'aimerai répondre en premier à Caranthir quand il me demandait si le nom de mon blog venait de ce texte. Eh bien, mon cher rôdeur, pas du tout! Ne soit pas déçu surtout et "kiff ta race" comme dirait certaine personne ;)
En fait, le nom de mon blog vient de la chanson de Georges Brassens "Le parapluie".
* Un p'tit coin d'parapluie, contre un coin d'paradis, elle avait l'air d'un ange pardis! *
Et donc, la chanson m'a aussi inspiré cette petite histoire dans une certaine mesure, il m'a paru alors judicieux de donner ce titre à mon texte.
Quant à ceux qui penserait que le personnage principal est le même que celui que j'emploie actuellement dans mon rp. Héhé... encore perdu, en fait, il me fallait un nom et puis comme j'avais déjà ce personnage là, je me suis permise d'emprunter le sien (je ne pense pas qu'il m'en voura beaucoup ;)).
Pour l'univers, c'est un peu toujours celui que je suis en train de développer actuellement dans un projet personnel et que quelques uns on déjà pu apercevoir dans mon écrit "J'attends quelqu'un... " qui lui aussi est dans la bilbiothèque d'Arcanes. Donc cet univers toujours un peu désabusé, dans lequel les gens ont perdu un peu leurs illusions. Sauf qu'ici j'ai utilisé la phase science-fiction d'Arcanes.
Certains réagissaient également par rapport à la petite voix qui semble s'adresser à quelqu'un. En fait, c'est un narrateur à la fois dans la tête du personnage et sur son épaule. Une sorte d'annexe frustré, ironique et critique. Un genre de conscience si l'on veut, mais pas tout à fait. Puisqu'elle passe du personnage principale à la personnage principale. C'est pour ça qu'à la fin on perçoit l'image du point de vue de la fille. Quant au délire sur la goutte d'eau là c'est un narrateur extérieure. En fait, on peut dire qu'il y a plusieurs narrateurs, comme dans le tournage d'un film il y a plusieurs caméras pour filmer différents plans dans la même scène.
Après, j'ai eu beaucoup de remarques et de commentaires sur la fin ouverte de l'écrit... Et là dessus j'ai mon petit grain de sel à apporter à l'histoire. (Voilà pourquoi ce commentaire est sur mon blog et pas dans la rubrique "commentaire" sur Arcanes.
Voici donc ce que j'ai écris tout à l'heure :
Pourquoi donc lorsque j’écris qu’une personne court après une autre pour la rattraper, pour ne pas la laisser partir, pour ne pas passer à côté de quelque chose, ceux qui m’ont lu m’ont félicité pour avoir trouvé une fin si joyeuse, heureuse et finalement si stéréotypée mais si rare ?
Pourquoi, vous, mes lecteurs avaient pensé qu’elle avait réussi à le rattraper, lui ?
Je vais vous donner mon opinion sur le sujet, tiens. Juste peut-être parce que je suis excédée, fatiguée, lasse aussi de ces histoires d’amour qui commence par hasard et qui se finisse bien, peut-être aussi par jalousie et mauvaise humeur.
Je vais vous poser une question. Pourquoi pensez-vous que ça va bien se finir pour elle, hein ? Qui vous certifie qu’il est tombé amoureux d’elle au premier regard ? Qui vous dit qu’il n’était pas juste poli, ou amène ?
Que tous ceux qui ont participé au dialogue et on laissé un commentaire prône la solution happy end… Moi, absolument pas. Moi je suis jalouse de mes personnages qui retombent à peu près sur leurs pattes, parce qu’à moi ça n’arrive pas, où pas comme je l’aurais voulu car je n’en perçois pas tous les tenants et les aboutissants. Si une fois dans ma vie on pouvait me passer un caprice, ça serait bien celui là. Le caprice que pour une fois dans ma vie je sois heureuse comme je le pressens.
Mais maintenant que j’y pense, ça serait sûrement idiot que l’on m’exhausse ce vœu car je ne pense pas le désirer vraiment et dans le fond tout doit se mériter. J’estime le mériter parfois… Mais quand je vois ce que j’en fais, des fois je me dis qu’on aurait peut-être du m’en donner moins, me rendre plus humble par rapport à ça.
Aujourd’hui, j’aimerai m’excuser aux près de ceux que j’ai fait souffrir par ma stupidité de jeunesse, parce que j’étais trop insouciante pour m’en rendre compte sur le moment et si je m’en suis rendu compte j’ai inconsciemment refoulé ce constat loin de ma vue. J’attire les passions je crois, et passion est à prendre ici dans tous ces sens du terme. Peut-être que je les cherche aussi, c’est quelque chose que j’effleure du doigt sans trop vouloir le savoir moi-même, c’est trop proche de moi pour que je le distingue clairement, ou alors c’est trop loin et trop obscure pour que j’en distingue autre chose que le contour.
Quoi qu’il en soit, pour moi elle n’était qu’une fille très gentille qui a simplement protégé quelqu’un, un inconnu, parce qu’elle ne pouvait pas le laisser comme ça. Peut-être qu’elle avait perçu quelque chose émanant de lui, je n’en sais rien. Quoi qu’il en soit elle s’est attaché à lui, dès le premier regard, j’en suis sûre. Quant à lui peut-être aussi… Mais il avait autre chose en tête à ce moment là. Ils ne se sont peut-être que croisés finalement et il faut que je comprenne de mon écrit que la rencontre, que se moment où l’on découvre quelque chose prime finalement sur ce que l’on va trouver à la fin. Comme le voyage est parfois plus important que la destination et la recherche plus intéressante que la conclusion…
Maintenant que je regarde à la lumière de ce que je viens de réfléchir, je pense que même si elle n’arrive pas à le rattraper et qu’elle s’arrête simplement au bout de la rue en regardant de toute part, elle sourira. Elle sourira et sans rancune aucune, elle continuera son chemin vers sa destination. J’y vois là maintenant une métaphore de la vie d’une certaine manière. Chacun son chemin mais à tout instant il peut en croiser un autre, bifurquer, se terminer en impasse qu’il faudra escalader, contourner, parfois se rétrécir, mais que jamais il ne disparaitra. Il est peut-être infini ce chemin, peut-être qu’elle le rencontrera à nouveau, peut-être que cette fois-ci ils iront boire un café ou iront à une représentation de jazz, ou alors ils ne se rencontreront pas mais ils garderont en eux le souvenir de cette rencontre impromptue qui les a fait sourire et diront simplement « j’aurais bien aimé passer plus de temps en sa compagnie » ou « j’aurais bien aimé le (ou la) revoir, rien qu’une fois, rien qu’un sourire ».
Je pense que ça peut arriver à tout le monde, je pense même que ça m’est déjà arrivé. Il y a même des gens qui m’ont aidée, qui m’ont fournie une échelle pour escalader mes impasses et qui ne savent pas au jour d’aujourd’hui ce que cela représente pour moi ce qu’ils ont fait ce jour précis.
J’aimerai bien en recroiser certains pour leur dire « merci d’avoir été là, ça a représenter beaucoup pour moi et si je peux, j’aimerai être là pour vous un jour prochain si d’aventure nos routes se recroisent à nouveau ».
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